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En réponse à :

Les éditeurs scolaires à éviter

, par ProfDoc

Bonjour,

j’ai eu l’occasion de feuilleter les manuels (papier) envoyés en spécimen aux prof doc en juin dernier (nominatifs mais considérés pour le CDI, allons y comprendre quelque chose), et étant spécialiste des SIC (sciences de l’information et de la communication) grâce à mes études et à mon CAPES documentation, je constate que tous les éditeurs proposent des activités douteuses en EMI, ou dans les fiches méthodes, dans les manuels collège parus suite à la réforme.

Quelques exemples et éléments de réflexion :

Lu dans des manuels de LV : faire des affiches mais n’indiquer nulle part aux élèves de citer ses sources d’illustrations, son propre nom d’auteur, et encore moins d’utiliser des images lib.é.ré.es de droit...
Lu dans un manuel de technologie : une page (avec des activités intéressantes) sur les creative commons, mais rien qui explique le droit d’auteur de base et montre donc l’intérêt des CC.
Lu dans un manuel d’histoire-géographie : réaliser une Une de journal, avec des ressources numériques (URL raccourcies) indisponibles ou mal adaptées à leur niveau (ressource prof), et n’expliquant en rien ce qu’était une Une ; faire un exposé avec des consignes vagues « sur internet », « faire un powerpoint » (une marque en plus !) ; réaliser un article de blog et le publier (... mais une activité présentée comme cela ne veut rien dire si l’enseignant.e ne prépare pas les autorisations de publications pour les responsables légaux et le blog en lui-même...)

Bref, je m’interroge quant à la présence des prof doc dans l’élaboration des manuels scolaires, puisque les enseignant.e.s de discipline sont censé.e.s leur faire confiance et pas toujours expert.e.s en information-documentation ou EMI (qui est un enseignement transversal, appropriable par tou.te.s mais seul.e.s les prof doc, voire d’H-G, y sont vraiment formé.e.s). D’ailleurs, tout le monde ne connaît pas encore l’expertise des prof doc sur le sujet et certain.e.s préfèrent travailler seul.e.s ces activités (intéressantes en soi).
Mais quelles compétences valider avec des consignes pareilles, qui vont à l’encontre de ce qu’on attendra des élèves dans le supérieur et possiblement au travail ? Rien à voir avec la littératie numérique vers laquelle on doit tendre.

Bref, déçue des offres numériques, certes (surtout quand on pense qu’il s’agit d’argent public), mais aussi des contenus en lien avec ma discipline, non reconnue comme telle... mais qui est mon quotidien et passe à travers des enseignements transversaux et des dispositifs.

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